JUSTINE_WOJTYNIAK

Justine Wojtyniak, Metteuse en scène

Née en 1978 en Pologne. Elle crée son premier laboratoire de théâtre à l’âge de 12 ans, poursuit l’aventure au lycée avec Le Cabaret Critique, pour passer ensuite cinq ans dans l’école du théâtre de l’Université Jagellon de Cracovie. En 2002, elle arrive en France, obtient un DEA Théâtre et Arts du Spectacle à la Sorbonne. Boursière de Ministère de la Culture en Pologne et de l’Ambassade de France pendant 3 ans, le thème de ses recherches est la poétique du théâtre de l’errance intérieure.

En 2006, elle rencontre Bogdan Renczynski, acteur du CRICOT 2 de Tadeusz Kantor, dont elle devient l’assistante et elle fonde l’Association et Compagnie Retour d’Ulysse sur la voie de création du maître polonais. Une collaboration de plusieurs années les emmène à donner des stages sur « l’expérience kantorienne », de transmettre et expérimenter les théories théâtrales de Tadeusz Kantor. Nombreux stages-créations ont lieu en France, Belgique et Pologne. Ils créent ensemble deux spectacles Seuil. Répétitions avec la réalité (Lancut, en Pologne 2009) et Rebeka, ma mère (Théâtre du Radeau, Le Mans 2010). À Paris, en 2010, elle crée le Festival 2010 Retours d’Ulysse consacré à la transmission et la création d’après la démarche artistique de Tadeusz Kantor.

En 2011/2012 elle ouvre Laboratoire Impossible (CINQ du 104) permanent – un espace temps d’expérimentation où elle cherche sa propre poétique et « forme » ses acteurs. Elle mène de recherches sur le thème de la mémoire, le processus du souvenir, le constructivisme de l’émotion, l’illusion et la réalité concrète de la scène. Avec un groupe qui constitue aujourd’hui le noyau de son équipe artistique, elle crée plusieurs Cricotages – formes théâtrales ouvertes proche d’happening. En 2012, elle part avec le groupe à Cracovie pour une résidence de recherches et elle revient avec les récits, les films poétiques et un premier essai de spectacle (T)ERRE et qu’elle montre à la Maison d’Europe et d’Orient. Depuis, le projet ne cesse d’évoluer à travers multiples résidences et dont la version finale porte le titre (T)ERRE d’après la véritable histoire de Maurice Maeterlinck dans sa villa d’Orlamonde (La Maille-Théâtre A, Teatr Maska en Pologne en 2013). Elle crée également :
 2012 – Portrait Nu de l’homme – montage de textes poétiques de Tadeusz Kantor en forme théâtrale dans un dispositif café-théâtre ; Performance La Danse Macabre au Parc de Buttes Chaumont qui donne lieu à une exposition de photos d’Anna Winkler. 
2014 – Cuisine à vif – Performance culinaire mêlant textes et musiques.

Dans le cadre de la résidence subventionnée DRAC Île-de-France à la Maison d’Europe et d’Orient où elle est artiste invité tout au long de l’année 2014, en octobre elle crée TEA TIME une pièce de l’amour et de la mort écrite pour un contrebassiste et une marionnettiste.
 En Avignon, à la Maison Jean Vilar, en 2015, elle présente une lecture musicale d’Ô Douce nuit de Kantor. Elle intervient régulièrement auprès de divers public en enseignement théâtral souvent lié au thème de la mémoire et revient en Pologne en partage de l’expérience au Festival Sources de la Mémoire à Rzeszow. Elle collabore avec la Cie Les Planches du Salut en tant que dramaturge et assistante à la mise en scène pour ses spectacles musicaux (Credo d’Enzo Cormann, Panama de Blaise Cendrars)

En 2016 elle donne des conférences aux Beaux-Arts de Paris sur l’art de Tadeusz Kantor. Parallèlement formée en danse Contact Improvisation, depuis 2002, elle fait partie de deux collectifs Explorations Sphériques et L’œil et la main, participe à plusieurs laboratoires des recherches, spectacles de danses, goûte au butoh et suit toujours des diverses formations de mouvement et performance. Elle a travaillé dernièrement avec Minako Seki sur la présence scénique et Jules Beckman de la Needcompany sur le rituel. En 2016 elle se consacre auprès de son musicien Stefano Fogher a des recherches sur le chœur théâtral (plusieurs stages dans les lieux alternatifs) et parallèlement en danse, à des études du mouvement du groupe dans le projet Bourbaki.